La liberté religieuse

La liberté religieuse :
La liberté de croyance et de religion est une liberté fondamentale qui dispose d’une solide assise juridique.
Elle fait partie des libertés dites d’esprit et elle peut être rattachée à la liberté bien plus vaste d’opinion et d’expression.

Définition de la religion                       (La liberté religieuse)

Étymologiquement, le terme « religio » signifie « conscience », « obligation » et par sens dérivé « croyance », « sacré ».
Une religion peut être définie comme un ensemble de croyances monothéistes ou polythéistes et de pratiques
culturelles qui fondent les rapports entre les hommes et le sacré.

Diversité des religions                          (La liberté religieuse)

Il existe dans le monde de très nombreuses religions. En France, si le catholicisme demeure encore aujourd’hui majoritairement
ancré dans la tradition, d’autres croyances au rang desquelles figurent notamment la religion musulmane et le judaïsme
occupent une place non négligeable, place qui tend à s’accroître.
En effet, la France est de moins en moins homogène sur le plan religieux. Il est donc nécessaire de définir
et de réguler les rapports qu’entretiennent les individus mais aussi et surtout l’État avec la religion,
les religions dans toute leur diversité.

Le concept de laïcité                                 (La liberté religieuse)

La loi du 9 décembre 1905, plusieurs fois modifiée, a marqué un tournant dans l’Histoire de la République française
puisqu’elle consacre la séparation entre les Églises et l’État. Depuis plus d’un siècle, la France a donc
une forte tradition de laïcité.                                                         (La liberté religieuse)
La laïcité est un concept qui trouve ses racines dans les écrits des philosophes grecs et romains tels que Marc Aurèle,
ainsi que ceux des penseurs du siècle des Lumières tels que Diderot ou Voltaire.
Elle désigne au sens actuel la séparation du civil et du religieux.  (La liberté religieuse)
Mais la conception française de la laïcité est un peu particulière dans la mesure où elle est le fruit d’une histoire
conflictuelle qui a marqué le XIXème siècle et opposé les catholiques et les révolutionnaires.
Comme a pu le dire Jean Rivero, un éminent juriste, « Laïcité : le mot sent la poudre ;
il éveille des résonances passionnelles contradictoires ».

(La liberté religieuse)

Le principe de laïcité se justifie par le fait que pour que L’Êtat respecte également toutes les confessions,
il ne doit en reconnaître aucune. Comme le disait à juste titre Aristide Briand, « l’État n’est ni religieux,
ni antireligieux, il est areligieux ».

L’ambivalence de la liberté religieuse

La croyance religieuse relève de l’intimité de l’individu. Il s’agit d’un droit individuel juridiquement protégé.
La Cour européenne des droits de l’Homme a reconnu l’ambivalence de la liberté religieuse à la fois conviction personnelle
et liberté de manifester sa religion (CEDH 25 mai 1993 Kokkinakis / Grèce).
La liberté de croyance et de religion implique nécessairement la liberté de culte, une religion se caractérisant
par des croyances mais aussi par des pratiques cultuelles collectives ou individuelles.
 
Les sources juridiques
Les différentes facettes
La religion et les sectes
Les limites

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